Réveil pénible
Dans ma tête, des réminiscences
- comme le souvenir d'un bonheur passé et lointain -
de notre conversation qui s'est éteinte dans la nuit.
Le manque de toi s'installe.
Je me lève sans conviction,
agis sans conviction.
Partout je traîne ton image avec moi,
comme un fardeau plaisant,
un fardeau dont je ne pourrais me passer.
Je ne sais plus si je vis.
Et si je vis, je vis pour toi, pour te revoir,
pour être encore avec toi
- à toi.
Combien de minutes s'écoulent dans ce silence délicieux.
Le monde s'agite mais moi, enfermée dans mon monde,
je reste passive face à cette agitation.
L'impression d'être en attente.
J'ai toujours connu cette sensation.
Mais depuis que je te connais, elle est plus forte, elle est plus intense.
Au fond de moi je sais: elle a trouvé sens... (soupir)...
Les heures s'écoulent, la journée passe,
oui,
mais comme si c'était un long jour sans fin...
Quand enfin sonne l'heure de nos retrouvailles,
(je sens) mon coeur qui fait des bonds,
(je sens) les vagues que tu sais dans mon bas-ventre,
(je sens) la température de mon corps grimper.
Quand j'entends ta voix, mon monde se raccroche enfin au tien.
Il n'y a plus de décalage.
Il n'y a plus cette ligne d'incompréhension.
Il n'y a plus que toi et moi dans notre monde à nous
- ce monde qui me suffit depuis tant de nuits...
En quelques minutes, la conversation naît, grandit, s'éteind...
Il est temps de raccrocher... J'entends tes « bisous » et je veux rester...
C'est une larme dans la voix que je raccroche.
Je me recroqueville dans mon lit,
me mordant la lèvre pour empêcher les larmes de couler...
Parfois c'est trop dur de supporter ce que tu sais et je voudrais que tout s'arrête.
Je voudrais pouvoir ne plus tenir à toi, là, comme ça.
Tout est différent depuis que je te connais.
Les minutes se sont démultipliées.
Qu'importe, tant que j'ai la certitude de te retrouver...
Ta puce